Goodbye 2020 !

Cette année ne risque pas de manquer à qui que ce soit ! Après 3 mois loin des salles obscures, comme beaucoup de monde, j’avais hâte de retourner au cinéma ! M’asseoir confortablement dans un fauteuil rouge, attendre que les lumières s’éteignent, et enfin, savourer quelques chef-d’œuvres et autres pépites du 7e art…

C’était sans compter « Confinement le retour » encore plus chiant que le précédent. Tout continue comme si de rien était, sauf ce qui nous fait vibrer et survivre… Cinéma, restaurants, librairies et j’en passe, fermés… heureusement qu’il nous restait les hypers pour s’approvisionner en PQ 🤦‍♀️

Donc on commence 2021 sans autre culture que celle du CAC40, on se nourrit de spaghettis devant la TV, parce qu’on ne peut plus aller voir un western ailleurs que sur France 3, et tout va bien ! (tant qu’on ne m’ôte pas ma connexion internet et l’abonnement Netflix qui va avec)

Parmi toutes les choses que j’ai retenu de 2020 en voici 3, peut-être s’agit-il aussi de mes résolutions pour 2021 🤔.

Allez, en ce dernier jour de Janvier 2021 ; bonne année, meilleur voeux etc etc…

01 – Manger équilibré

Ma salade d’avocat préférée : Dark Waters

Réalisé par Todd Haynes (Carol, Le Musée des Merveilles…) avec Mark Ruffalo, Anne Hathaway, Tim Robbins … Sorti le 26 février, soit quelques semaines à peine avant le début du confinement, ce drame juridique, inspiré d’une histoire vrai, a de quoi faire peur.

Robert Bilott, avocat américain au sein d’un gros cabinet, va prendre la défense d’habitants de sa ville d’origine en Virginie, lorsque ceux-ci se trouvent victimes de pollution causée par DuPont, géant de l’industrie chimique.

Il va ainsi exposer l’un des plus gros scandales sanitaires du XXe siècle et l’entreprise qui en est à l’origine.

Mark Ruffalo en défenseur de l’opprimé

« at Dupont, better living through chemistry ! »

Est-ce dans ce film ou la réplique d’un méchant néo-nazi de James Bond des années 80 ? Allez savoir…


Ce que j’en dit :

Ici, les salades d’avocats seront servies froides, dans des bureaux encombrés à l’atmosphère enfumée de la fin du XXe siècle. La vérité terrifiante de ce récit vous donnera (comme à moi) l’envie de vous débarrasser de vos casseroles et poêles une fois en cuisine ! Même après de longs mois enfermés, voilà de quoi regarder vos objects du quotidiens sous un nouveau jour !

La narration et les images m’ont captivées du début à la fin, le sujet n’a fait que m’intéresser d’avantage. Si comme moi, vous êtes indigné chaque jours un peu plus par le réchauffement climatique et la pollution de notre belle planète, foncez voir ce film ! Certes, une histoire comme celle de la famille Tennant ne vous remontera pas le moral, mais le personnage campé par Mark Ruffalo vous fera dire qu’il reste de l’espoir pour l’humanité ^^’

Ma scène préféré

Dans le parking souterrain, lorsque Me Bilott hésite avant de démarrer sa voiture, de peur que celle-ci n’explose. Point culminant de l’intrigue et de la lutte obstinée de l’avocat face au géant de la chimie, cette scène synthétise en quelques plans l’esprit de tout le film : un combat façon David contre Goliath, comme Hollywood les aime.

02 – Rester zen

Pause boisson : Dans un jardin qu’on dirait éternel

« Tu crois que je devrais rempoter les géranium ? »
— citation pas du tout extraite du film

Réalisé par Omori Tatsushi avec Haru Kuroki, Mikako Tabe, Kirin Kiki. Film japonais de 2018 sorti en août 2020 en France.

En sortant de la salle de cinéma, j’étais dans un petit nuage de sérénité. Et ce n’est que quelques heures plus tard, après digestion du film que je venais de voir que j’ai réalisé que pour une histoire traitant de sujet aussi grave (deuil, dépression etc…) c’était un tour de force.

Face aux incertitudes que 2020 nous a imposé, ce film donne une bonne leçon de vie ! L’acceptation, le repère des (bonnes) habitudes et la contemplation permettent à l’héroïne de traverser toutes les phases difficiles de sa vie avec une certaine continuité. La cérémonie du thé lui transmet l’idée d’acceptation; certaines choses ne s’expliquent pas, n’ont pas d’autre raisons que d’exister et de survenir, parallèle est fait entre les traditions, les saisons qui se succèdent implacablement et les évènements de la vie, souhaitables ou non qui se succèdent.

La scène qui m’a marqué le plus est sans doute celle où Noriko se met à pleurer, elle déverse sa tristesse, sa frustration. Le contraste avec le silence et le calme qui accompagne les scènes de cérémonie du thé est saisissant, ainsi pris au dépourvu, le spectateur ressent les émotions de Noriko avec d’autant plus de force.

03 – Ne pas oublier la pause goûter

Prendre soin de son enfant intérieur avec Mon voisin Totoro

Réalisé en 1988, Mon Voisin Totoro n’est plus une nouveauté, d’accord… Mais ce film a l’avantage de ramener en enfance, comme seul Miyazaki-san sait le faire. C’est donc pour cela que la meilleur nouvelle de 2020, ce n’est pas en écoutant les annonces gouvernementales que je l’ai apprise, non non. Mais bien sur internet, lorsque Netflix a ajouté à son catalogue les films des studios Ghibli !

© 1988 Studio Ghibli
« Que vous avez de grandes dents ! »

Ni une ni deux, tasse de chocolat chaud dans une main, paquet de prince dans l’autre, installée confortablement devant mon écran, j’étais prête pour ma madeleine de Proust made in Japan !

Étrangement, même en ayant découvert l’œuvre de Miyazaki à mes onze ans, ses films ont toujours eu un parfum de petite enfance.

C’est sans difficulté que l’on s’identifie aux héroïnes du cinéaste, peu importe leur âge et le notre, on y trouve toujours son compte. Peut-être qu’en regardant la maladie, la séparation, et la peu de la mort par les yeux des sœurs Kusakabe, on grandit aussi.

Puisque choisir entre la rencontre de la petite Mei et de Totoro ou le trajet en Chat-bus serait difficile, je préfère évoquer l’arrivée de la famille Kusakabe dans leur nouvelle demeure.

Plus précisément, lorsque les deux petites filles se retrouvent face au Susuwatari (noiraudes en vf), première scène surnaturelle, elle est pourtant amené sans suspens, et sans appréhension.

Les deux enfants chassent les petites bêtes et lorsqu’elles racontent leur rencontre du troisième type, le père de famille ne semble pas le moins du monde surpris, ni choqué que ses filles semblent voir des choses qui lui échappent, comme il ne le sera pas plus à l’évocation d’un voisin mystérieux, vivant au milieu des arbres.

L’adulte ici ne méprise pas la parole de l’enfant, la bienveillance du regard des « grandes personnes » sur le monde de l’enfance, c’est ce qui accompagne tout le film, et peut-être est-ce là le secret des films de Miyazaki, pour nous ramener en enfance aussi facilement.

Au final, 2020 s’est enfin terminé, mais comme 2021 a déjà un vieux goût de plat de lasagne oublié au frigo ( qui aurait pu être bien mais qui a fini par mal tourné ), je vais garder mes résolutions sous le coude en attendant le prochain déconfinement !

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